Mujeres Libres : deux poèmes de femmes engagées et l’hymne du mouvement

 

En hommage à Dulce disparue trop tôt :

La construcción de un sueño 

Siempre hay tiempo para un sueño.

Siempre es tiempo de dejarse llevar

por una pasión que nos arrastre hacia el deseo.

Siempre es posible encontrar la fuerza

necesaria para alzar el vuelo y dirigirse hacia lo alto.

Y es allí, y solo allí, en la altura, donde

podemos desplegar nuestras alas en toda su extensión.

Solo allí, en lo más alto de nosotros mismos,

en lo más profundo de nuestras inquietudes,

podremos separar los brazos, y volar.

 

La construction d’un rêve 

Il est toujours temps de rêver

Il est toujours temps de se laisser porter

par une passion qui nous entraîne vers le désir

Il est toujours possible de trouver la force

nécessaire pour s’envoler y s’élever toujours plus haut

Et c’est là, rien que là, à cette hauteur

que nous pouvons déployer complètement nos ailes.

Ce n’est que là, au plus haut de nous même

au plus profond de nos inquiétudes

que nous pourrons ouvrir les bras, et voler.

 

En hommage à toutes les du monde qui luttent contre la domination masculine, un poème de la guatémaltèque Guisela López :

Rompiendo hechizos  

Es necesario
revertir el hechizo.
Ese
que borra a las
de los libros de historia,
de las esferas de poder,
de las antologías.
Ese
que las encierra
entre cuatro paredes
con solo
colocarles un anillo.
Muerde la manzana
no dormirás
es solo un cuento
que inventaron los enanos
para no perder « su paraíso ».

 

Casser des sortilèges

Nous devons
inverser le sortilège.
Celui
qui efface les
des livres d’,
des sphères du pouvoir
des anthologies.
Celui
qui les enferme
entre quatre murs
rien qu’en leur passant
la bague au doigt.
Mords la pomme
Tu ne t’endormiras pas
Ce n’est qu’un conte
inventé par les nains
pour ne pas perdre « leur paradis »

 

Par Lucía Sánchez Saornil, Hymne de «  Libres »

(mouvement de libertaires dans les années 1936 à 1939)

Puño en alto del mundo
hacia horizontes preñados de luz
por rutas ardientes,
los pies en la tierra
la frente en lo azul.
Afirmando promesas de vida
desafiemos la tradición
modelemos la arcilla caliente
de un mundo que nace del dolor.
¡Qué el pasado se hunda en la nada!
¡qué nos importa el ayer!
Queremos escribir de nuevo
la palabra MUJER.
Puño en alto del mundo
hacia horizontes preñados de luz,
por rutas ardientes,
adelante, adelante,
de cara a la luz.  

 

Hymne de Libres

Le poing levé, du monde
vers des horizons pleins de lumière
sur des chemins brûlants
les pieds sur terre
la tête dans le bleu (du ciel)
En affirmant des promesses de vie
défions la tradition
façonnons l’argile chaude
d’un monde qui naît dans la douleur.
Que le passé se noie dans le néant !
peut importe le passé !
Nous voulons écrire à nouveau
le mot FEMME.
Le poing levé du monde
vers des horizons pleins de lumière
sur des chemins brûlants,
en avant, en avant,
face à la lumière.

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Author: IRIS - Mémoires d'Espagne

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