Circuit de mémoire : Toulouse, les lieux de l’exil républicain espagnol 3/3

3. CNT, place Wilson, rue de l’Étoile, Halle aux Grains, hôpital Varsovie…

 

Le siège de la CNT : 4 rue Belfort

Local depuis 1945 de la direction du Mouvement libertaire espagnol, comprenant la CNT, les jeunesses libertaires (FIJL), SIA (Solidarité internationale antifasciste). Il était également le siège du Secrétariat intercontinental de la CNT. C’était une véritable ruche dans les années soixante et soixante-dix.

 

 

La place Wilson
C’était le lieu privilégié de rencontre des és espagnols. Par groupes d’affinités, des discussions animées avaient lieu. Combien de fois, est mort, combien de fois ces débatteurs crurent le retour en Espagne proche ! Quand ils avaient épuisé un thème, ils changeaient de groupes.
C’était également le lieu de ventes de journaux de différentes tendances politiques : CNT, Ruta, Mundo Obrero ou Socialista.

L’Ateneo, au 14 rue de l’Étoile
Sur le modèle des Ateneos espagnols, sorte de maisons de la , a été créé en 1959 l’Ateneo de , du nom de la déesse de l’intelligence grecque. Le but était d’établir un lien avec l’exil économique espagnol trés présent à cette époque. Conférences et lectures de poèmes étaient proposées et des clubs de cinéma ou de lecture y avaient leur siège.
L’Ateneo avait établi aussi des liens avec l’Université toulousaine de Lettres et Sciences humaines. Ouvert à tous, il était toutefois interdit aux formations se réclamant d’une idéologie totalitaire. Son activité a subsisté jusque dans les années quatre-vingt.

La Halle aux grains, place Dupuy
Pour les exilés, c’était un lieu de rassemblement des meeting politiques comme celui de la dirigeante communiste Dolores Ibárruri, la Pasionaria, célèbre pour son ¡ No Pasarán !

L’hôpital Varsovie :
l’hôpital Varsovie dans la rue du même nom.
Reconquista. Varsovia, comme l’appellent encore les Espagnols, devint par la suite un hôpital accueillant les civils entre autres une population durement touchée par le passage dans les camps et les conditions de vie pendant la .
Aidé par des organisations américaines, l’hôpital a pu maintenir ses activités et les améliorer. Ses médecins seront espagnols jusqu’à leur expulsion à l’étranger durant l’opération Bolero Paprika en 1950, menée contre le PCE. Grâce au professeur Joseph Ducuing, l’hôpital sera sauvé et poursuit son activité. Cet établissement porte désormais son nom.

Casa de España : 85 avenue des Minimes
Ce lieu de réunion des espagnoles a comme emblème la sculpture de Joan Jorda sur l’exil. La casa de España se trouvait auparavant dans une belle demeure au 31 rue des Chalets qui appartient à l’État espagnol et abrite aujourd’hui l’Institut Cervantès.

Autres lieux :

• Dispensaire de la Croix rouge au 51 rue Pargaminières.

• Salle du Sénéchal 17 rue Rémusat : tenue de meetings, de conférences (, CNT)

• Casal Catala, 7 rue des Novars (quartier Saint-Cyprien) : Diffusion de la culture catalane dans ces lieux depuis 1952.

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Author: IRIS - Mémoires d'Espagne

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