Circuit de mémoire : Toulouse, les lieux de l’exil républicain espagnol 3/3

3. , place Wilson, rue de l’Étoile, Halle aux Grains, hôpital

 

Le siège de la  : 4 rue Belfort

Local depuis 1945 de la direction du Mouvement libertaire , comprenant la , les jeunesses libertaires (FIJL), SIA (Solidarité internationale antifasciste). Il était également le siège du Secrétariat intercontinental de la . C’était une véritable ruche dans les années soixante et soixante-dix.

 

 

La place Wilson
C’était le lieu privilégié de rencontre des s. Par groupes d’affinités, des discussions animées avaient lieu. Combien de fois, Franco est mort, combien de fois ces débatteurs crurent le retour en proche ! Quand ils avaient épuisé un thème, ils changeaient de groupes.
C’était également le lieu de ventes de journaux de différentes tendances politiques : , Ruta, Mundo Obrero ou Socialista.

L’Ateneo, au 14 rue de l’Étoile
Sur le modèle des Ateneos s, sorte de maisons de la culture, a été créé en 1959 l’Ateneo de , du nom de la déesse de l’intelligence grecque. Le but était d’établir un lien avec l’exil économique trés présent à cette époque. s et lectures de poèmes étaient proposées et des clubs de cinéma ou de lecture y avaient leur siège.
L’Ateneo avait établi aussi des liens avec l’Université toulousaine de Lettres et Sciences humaines. Ouvert à tous, il était toutefois interdit aux formations se réclamant d’une idéologie totalitaire. Son activité a subsisté jusque dans les années quatre-vingt.

La Halle aux grains, place Dupuy
Pour les , c’était un lieu de rassemblement des meeting politiques comme celui de la dirigeante communiste Dolores Ibárruri, la Pasionaria, célèbre pour son ¡ No Pasarán !

L’hôpital  :
Au mois de septembre 1944, dans le quartier Saint-Cyprien, rive gauche de la Garonne, où s’était installée une forte colonie d’s, fut créé par l’Agrupación de guerrilleros FFI l’hôpital dans la rue du même nom.
Hôpital militaire au départ et dirigé par des médecins , son but initial était de soigner les blessés des unités de guérilleros ayant combattu avec la contre les . Il reçut également les républicains blessés qui avaient tenté de reprendre la guerre contre Franco dans le Val d’Aran en 1944, lors de l’opération avortée Reconquista. Varsovia, comme l’appellent encore les s, devint par la suite un hôpital accueillant les civils entre autres une population durement touchée par le passage dans les camps et les conditions de vie pendant la guerre.
Aidé par des organisations américaines, l’hôpital a pu maintenir ses activités et les améliorer. Ses médecins seront s jusqu’à leur expulsion à l’étranger durant l’opération Bolero Paprika en 1950, menée contre le . Grâce au professeur Joseph Ducuing, l’hôpital sera sauvé et poursuit son activité. Cet établissement porte désormais son nom.
Par son histoire, l’hôpital demeure un des symboles forts de la communauté e exilée. Il témoigne de l’engagement des républicains s qui, après leur défaite en face au européen, ont grandement contribué à la libération de la France et plus particulièrement dans notre région.

Casa de España : 85 avenue des Minimes
Ce lieu de réunion des associations es a comme emblème la sculpture de Joan Jorda sur l’exil. La casa de España se trouvait auparavant dans une belle demeure au 31 rue des Chalets qui appartient à l’État  et abrite aujourd’hui l’Institut Cervantès.

Autres lieux :

• Dispensaire de la Croix rouge e au 51 rue Pargaminières.

• Salle du Sénéchal 17 rue Rémusat : tenue de meetings, de s (PSOE, )

• Casal Catala, 7 rue des Novars (quartier Saint-Cyprien) : Diffusion de la culture catalane dans ces lieux depuis 1952.

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Author: IRIS - Mémoires d'Espagne

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