Bulletin d’information n°3 mars 2014

Bulletin d’information n°3 Mars 2014

Editorial 

 

Revenons sur l’année 2013 : 

5 et 6 avril. Deux journées sur la Retirada à Cornebarrieu

« Ils ont un nom et un visage »

Le samedi en soirée un concert de notre ami et adhérent Tomás Jimenez qui faisait entendre avec son groupe « El Comunero »

• Du 15 au 19 avril. Salle Ernest Renan

• Les 14 et 15 juin. « Mauthausen une histoire espagnole ».

parcours des lieux emblématiques

faculté du Mirail

site internet.

Nous avons participé à diverses rencontres, conférences, journées organisées à Toulouse et sa région par des associations et organismes divers. (Saint-Gaudens, Cahors, Albi…)

Nous avons, avec de nombreuses autres associations mémorielles, apporté notre appui pétitions pour soutenir des luttes de travailleurs en Espagne comme celle pour les militants en procès à Las Turquillas.

« Réseau des acteurs de la Mémoire » qui regroupe à Toulouse et Midi-Pyrénées différentes structures et personnes issues des champs associatifs, culturels, universitaires, artistiques et du travail social. La finalité est de partager un espace de réflexion et de ressources mais également de capitaliser et valoriser les initiatives et productions à travers une reconnaissance de ces mémoires, ainsi que leur inscription dans notre patrimoine commun.

Nous nous sommes également inscrits dans un projet baptisé MEFROP (Mémoires, Europe, Frontières, Pyrénées : Histoire, patrimoine, politiques et modèles culturels)

coordination nationale des associations mémorielles travaillant sur la récupération de la mémoire historique. Avec trois autres associations – « Ay Carmela ! » de Bordeaux, « Mer 47 » basée à Villeneuve sur Lot et « Memoria Andando » de Decazeville – nous nous sommes lancés dans cette tâche.

Nous avons à ce jour rassemblé onze associations, de sensibilités politiques diverses, qui se sont réunies à plusieurs reprises et nous sommes actuellement dans la phase de finalisation de la création de cette coordination. Notre CA a déjà approuvé les statuts de « ¡Caminar! » qui est le nom que nous avons donné à cette Association et l’Assemblée Générale en votant ce Rapport Moral a entériné cette décision. Une journée de travail est prévue le 15 mars

les 31 mai et 1er juin

 

Voici maintenant les autres projets pour cette année 2014 : 

les lycées Henri Matisse à Cugnaux et Rive Gauche à Toulouse.

Les

Outre les 2 journées « ¡Caminar! », nous organiserons en automne une ou deux journées sur la répression des femmes

• « Cartas a María » (Souriez, vous êtes filmés !)

Maité García, jeune documentariste espagnole, était venue passer trois mois à Toulouse à l’automne 2009 et avait contacté alors notre association. Elle était sur les traces de son grand-père qu’elle n’a jamais connu et pour cause : à la fin de la guerre d’Espagne, il doit laisser sa famille et s’exiler en France comme des milliers de républicains et, de camps de comme Le Vernet, en chantiers comme celui du Mur de l’Atlantique, en usines comme la Dewoitine à Toulouse, il dessine un périple que Maité a tenté de retrouver, jusqu’au lieu de sa mort à Bordeaux au cours d’un bombardement allié en 1943.

Elle revient ce printemps avec son équipe tourner ici la partie toulousaine, peut-être la plus légère. Elle cherche encore les lieux que son grand-père pourrait avoir fréquenté avec des compatriotes en sortant du travail, les cafés, les cinémas, les bals peut-être, quelle musique, quelles chansons écoutaient ou fredonnaient les Espagnols qui malgré la guerre, pouvaient sentir un petit vent de .

Elle filmera certains d’entre nous lui indiquant les lieux, montrant des documents, racontant ce qu’ils se rappellent ou ce qu’ils ont entendu dire par leurs parents sur l’époque.

Bref, rendez-vous dans la deuxième quinzaine d’avril. Nous vous avertirons !

• Le service culture de la ville de Gaillac nous a contactés pour nous proposer, comme à d’autres associations, de participer au projet « Ecrits mémoires et résistances : Mémoires de la Retirada et des Résistances Espagnoles dans la région Midi-Pyrénées. 

Dans ce cadre, la ville accueille en résidence d’écriture entre le 24 mars et le 11 avril l’écrivain Victor del Arbol dont le roman La tristesse du samouraï, prix Le Point du polar européen, traduit dans une dizaine de langues, à été édité chez Actes sud en 2012.

 

Il souhaite travailler à l’écriture de son prochain roman qui se déroulera dans notre région, en s’appuyant sur la mémoire des exilés espagnols qui ont vécu la retirada et/ou se sont engagés dans la résistance. Pour cela il espère rencontrer et recueillir les souvenirs de ceux qui sont porteurs ou dépositaires de cette mémoire et de cette histoire.

Mais Victor del Arbol se veut aussi passeur de mémoire et établir le lien entre cette histoire et les jeunes générations. Pour cela un important travail se fera avec les enfants et les lycéens qui participeront tout au long de son séjour, à ses rencontres avec les personnes porteuses de la mémoire de la retirada, mais également, à travers des ateliers d’écriture, au travail de l’écrivain concernant en particulier la construction du roman noir et le passage de la réalité à la fiction romanesque avec la mémoire de la retirada en toile de fond.

Le 10 avril aura lieu à 20h30 une restitution d’une partie du roman inspirée des récits recueillis.

Le lendemain, au cours d’une journée de clôture, les élèves restitueront quant à eux le travail effectué sous forme d’écrits, chants, vidéos, photos. Un concert d’El Comunero, l’exposition « Ils ont un nom et un visage », une présentation d’ouvrages et de recueils par des chercheurs de la région ou des biographies de témoins…

Une première rencontre avec les personnes intéressées par le projet est prévue le mercredi 19 mars à Gaillac à 17h30. Quelques uns parmi nous s’y rendront avec Angel Fernandez et José Tarin.

Pour situer un peu le personnage je vous cite la conclusion à une lettre ouverte qu’il écrivait le 31 mars 2013 aux élèves du lycée Rive Gauche, autour de la Peste de Camus (dont il est un grand admirateur) et de son livre La tristesse du Samouraï :

« Pensar críticamente hoy es el mayor acto de valentía que podemos hacer. No os rindáis, creced en libertad y buscad siempre el refugio de la literatura. Nunca os fallará. »

 

Rubrique : « Avec toutes nos chaleureuses félicitations ! » 

Le 20 décembre notre amie Maëlle Maugendre soutenait brillament et devant un nombreux public, sa thèse de doctorat en histoire contemporaine à l’université de Toulouse II Le Mirail : Les réfugiées espagnoles en France (1939-1942) : des femmes entre assujettissements et résistances, écrite sous la direction de Sylvie Chaperon et François Godicheau.

Le jury composé également de trois autres éminents professeurs d’histoire contemporaine : Mercedes Yusta Rodrigo, Philippe Rygiel et Alicia Alted Vigil, lui décerna son titre accompagné de la « mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité ».

Cette thèse se donne comme objectif de rendre visibles les femmes espagnoles réfugiées en France de 1939 à 1942. Il s’agit de proposer une narration au féminin de l’exode sur le sol français de ces femmes restées dans l’ombre de leurs compagnons, pour les faire advenir sur la scène historique. Prises en charge par l’administration française, elles sont tributaires d’images sociales stéréotypées qui influencent les pratiques des autorités à leur égard. Assignées dans des catégories administratives qui évoluent selon les politiques menées à l’encontre des étrangers sur le sol français, les femmes espagnoles réfugiées se voient imposer des cadres de vie à respecter et des comportements à adopter. Sous tutelle administrative, aux prises avec des rapports de pouvoir qui se révèlent genrés, elles séjournent dans des centres d’hébergement, et pour certaines dans des camps d’internement. Le rapatriement en Espagne, l’émigration outre-Atlantique, le regroupement familial ou bien l’emploi conditionnent leur sortie de ces espaces coercitifs. Face aux multiples dispositifs d’assujettissements étatiques, les femmes espagnoles réfugiées se positionnent en résistance, et expérimentent des registres d’actions variés qui leur permettent de prendre conscience de leur « puissance d’agir ». Ce faisant, elles façonnent, en situation d’exil, des identités individuelles et collectives originales et résolument politiques.

 

Rubrique : « Nous avons lu et nous vous recommandons » 

Nuit franquiste sur Brest. L’attaque du sous-marin républicain C-2, 1937 De Patrick Gourlay Éd. : Coop Breizh. 

En septembre 1937, un commando franquiste tente de voler un sous-marin de la République réfugié en rade de Brest. De cet événement méconnu et oublié, Patrick Gourlay, historien breton, tire une enquête historique richement documentée où s’entremêlent espions , militants de l’extrême-droite française, services secrets anarchistes et communistes, syndicalistes, sympathisants. Tous se croisent sous les yeux attentifs de la police française. On trouve dans le récit de l’historien tous les ingrédients d’un bon polar avec Brest pour décor, sa rue de Siam, ses bordels… Une belle prostitué italienne est même de la partie et fricote avec les franquistes afin de séduire et faire changer de camp le commandant du sous-marin.

Patrick Gourlay appuie sa minutieuse enquête sur de nombreuses archives car le coup de main organisé par les « pirates de Franco » se solde par un échec, des coups de feu échangés, un mort, des arrestations et un procès où la presse nationale et internationale afflue pour rendre compte de cette équipée clandestine. Coupures de presse de l’époque, rapports des services de police et des services secrets français qui surveillaient ces Espagnols venus prolonger la guerre d’Espagne jusqu’à la rade de Brest, et bien sûr compte-rendu du procès constituent la matière première de l’historien. Photographies et témoignages recueillis viennent agrémenter un récit jamais âpre et qui se dévore comme un vrai roman d’espionnage.

 

Coup de coeur 

La juge argentine María Servini de Cubría redonne espoir aux victimes du franquisme 

Cette femme énergique qui, selon ses dires, n’a peur de rien et que personne ne peut manipuler, a déjà une carrière riche, longue et mouvementée derrière elle. Elle aime rappeler qu’elle fut le premier juge de Buenos Aires à ouvrir sa porte et à entendre, dès le début de la dictature de Jorge Videla, les grands-mères de la Plaza de Mayo qui recherchaient leurs proches disparus.

Depuis près de quatre ans, Servini est en charge d’une affaire pénale ouverte en Argentine à la suite de plusieurs plaintes déposées pour des délits de tortures, disparitions forcées, privations illégales de liberté, exécutions sommaires, vols d’enfants, homicides, perpétrés en Espagne entre le 17 juillet 36 et le 15 juin 77.

Elle soutient que les auteurs de ces actes atroces, le groupe d‘officiers militaires rebelles, la Phalange espagnole et les autres organisations qui ont appuyé l’insurrection, les ont commis dans le cadre d’un plan systématique, généralisé, délibéré et planifié pour terroriser les Espagnols partisans d’une forme de gouvernement représentative, au moyen de l’élimination physique de ses plus éminents représentants. Ce qui amène la qualification de « crimes contre l’humanité » et la capacité de l’Argentine à les juger puisqu’ils ne le sont pas en Espagne. L’Espagne, où la loi d’amnistie de 1977 ferme la porte à toute enquête relative aux crimes de la dictature franquiste et dont le gouvernement de Mariano Rajoy reste sourd aux admonestations de l’ONU.

Plusieurs dizaines d’Espagnoles et d’Espagnols, représentants de plus de 70 collectifs et partis politiques ont traversé l’Atlantique ces derniers mois pour déposer auprès de la juge María Servini de Cubría au nom de leurs frères, parents, oncles, grands-parents, disparus, fusillés, torturés, assassinés. Leur but : que justice soit enfin rendue ! 

Paqui Maqueda vice-présidente de l’Association Andalouse Mémoire Historique et Justice était l’une de ces Espagnoles et le 5 décembre dernier, elle écrivait dans son journal : « Pour la première fois, dans une enceinte judiciaire, j’ai proclamé le prénom et le nom de mes ancêtres en demandant que justice soit faite pour eux et pour la première fois, j’ai senti qu’on m’écoutait avec tout le respect que mérite la souffrance accumulée par ma famille.»

 

Coup de gueule 

« Non aux lois machistes et médiévales en Espagne » 

Alberto Ruiz-Gallardón, ministre espagnol de la Justice vient de faire approuver par le conseil des ministres un projet de loi visant à limiter de façon drastique le droit à l’avortement.

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2011, la droite espagnole, héritière en ligne directe du franquisme, a multiplié les attaques contre les acquis sociaux et les libertés citoyennes péniblement récupérés.

Depuis plusieurs semaines, ne dissimulant plus sa filiation directe avec cette période noire de l’Histoire, elle ressort du congélateur où ils étaient pieusement gardés, les idées et les projets les plus rétrogrades et réactionnaires.

Mariano Rajoy, pour prévenir les risques de scission voire d’implosion du (Partido Popular) donne ainsi des gages à sa frange la plus extrémiste qui se regroupe manifestement autour de Juan Maria Aznar, en exprimant des velléités pour fonder un nouveau mouvement ou, ce qui est plus vraisemblable, dans l’intention de prendre la direction du parti.

Un vent de glaciation souffle de nouveau sur la péninsule que seule dorénavant la rue semble en mesure de pouvoir réchauffer !

La dernière offensive du PP prend donc la forme d’un projet de loi qui porte gravement atteinte au droit à l’avortement.

Inscrite dans le programme électoral de Mariano Rajoy, ce projet de loi est l’oeuvre du ministre de la justice, Alberto Ruiz-Gallardón. Ce dernier, catholique ultraconservateur, est le fils d’un député d’Alianza Popular, dont il sera lui-même secrétaire général. Fondé par Fraga Iribarne (ministre de la Propagande sous Franco) qu’il reconnait comme son « parrain » en politique, ce parti d’extrême droite a donné naissance en 76 au PP après la mort du dictateur.

Ce texte abolit la loi du 3 mars 2010 qui reconnaissait le droit à l’avortement et il consacre à nouveau le précédent texte qui date de 1985, tout en l’aggravant car entre 1985 et 2010, l’immense majorité des avortements étaient malgré tout pratiqués au motif du « risque psychologique » pour la mère (sans limitation de temps).

Il vise en fait à supprimer le droit des femmes à disposer de leurs corps, excepté dans des cas très restrictifs : viol « avéré » ayant fait l’objet d’un dépôt de plainte préalable ou danger grave pour la vie ou la santé psychologique des femmes, prouvé après expertise de deux médecins.

Enfin, il supprime le droit des jeunes femmes mineures de seize à dix-huit ans de procéder à une interruption volontaire de grossesse sans l’accord de leurs parents ou de leur tuteur (loi de 2010 : les parents ou tuteurs devaient seulement en être informés et ce avec l’assentiment de la jeune femme qui pouvait refuser si elle craignait une mauvaise réaction de ses parents ou que, ce faisant, elle se verrait contrainte de garder l’enfant). Dans la nouvelle loi c’en est fini, les parents auront l’obligation de l’accompagner et de décider à sa place le cas échéant.

Rappelons que la loi actuelle (l’une des plus avancées d’Europe) votée en 2010 par le gouvernement de Zapatero, autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines sans justification et jusqu’à 22 semaines en cas de danger physique ou psychique pour la mère ou de malformation du foetus.

On mesure l’ampleur de la régression ! 

Petit mais important rappel historique : en décembre 1936 la militante anarcho-syndicaliste Federica Montseny ministre de la Santé fait adopter en Catalogne une réforme sur l’avortement la plus progressiste d’Europe.

Non seulement le décret de janvier 37 (oeuvre du jeune docteur Félix Martí Ibáñez) dépénalise totalement l’IVG mais surtout la nouvelle loi garantit aux femmes leur libre-arbitre dans toutes les décisions concernant leur propre corps.

De fait l’avortement est autorisé dans tous les cas aux seules conditions qu’il soit pratiqué dans les hôpitaux, qu’il intervienne avant les 3 mois de grossesse et que de graves altérations psychiques ou physiques le déconseillent. Cela sera possible dans les parties du territoire tenues par la République, mais remis en cause après les évènements de mai 37 par divers ministres du gouvernement Negrín nouvellement installé et bien évidemment complètement balayé après la victoire franquiste et l’installation du nouvel ordre moral qui renvoie la femme dans la cuisine. Federica Montseny

Aujourd’hui, l’église catholique apostolique romaine et l’Opus Dei, veillent toujours sur cet ordre moral.

Depuis avril 2013 la épiscopale espagnole a lancé la « Campagne pour la vie 2013 » dans le but de forcer enfin le gouvernement de Rajoy à mettre en oeuvre sa promesse de faire voter une loi qui annule la dépénalisation de l’avortement.

Si elle salue cette « avancée positive » elle affirme cependant que toute loi sur l’avortement aussi restrictive soit elle, reste une loi injuste. Elle souhaite clairement l’interdiction totale de toute interruption de grossesse, « car nul n’a le droit, en aucune circonstance, d’ôter la vie à un être innocent ».

Certains n’hésitent pas à aller beaucoup plus loin dans l’anathème et l’outrance.

Julian Huete, vice-président PP de la diputación de Cuenca a comparé l’avortement à la solution finale des nazis, slogan que l’on a pu entendre dans les manifestations en France en soutien au projet espagnol.

L’évêque de San Sebastian, José Ignacio Munilla affirme qu’il s’agit d’un « holocauste silencieux ».

Le prélat d’Alcalá de Henares, Juan Antonio Reig Pla, compare la bataille contre l’avortement à la lutte pour l’abolition de l’esclavage : on ne peut pas abolir « un peu » l’esclavage, on en finit avec lui, de même il veut en finir avec l’avortement.

Mais le cynisme et le sordide vont encore plus loin lorsque certains sont allés jusqu’à déclarer que l’avortement volontaire est pire que l’abus sexuel de mineurs par des ecclésiastiques : Cardinal Antonio Cañizares, (préfet de la « Congregación por el Culto Divino y la Disciplina de los Sacramentos) dans une interview télévisée au moment du débat sur la précédente loi.

Ne reculant devant aucun stratagème, y compris les plus scabreux, les évêques ont demandé aux fidèles de remplacer la photo de leur profil Facebook par une échographie de ventre maternel.

Ruiz Gallardón pense promouvoir la philosophie de son projet dans toute l’Europe.

Déjà en France Jean Marie Le Pen salue cette « avancée » anti-IVG et sa « dédiaboliseuse » de fille, en avait demandé le déremboursement par la sécurité sociale n’hésitant pas à évoquer honteusement les « avortements de confort ».

Rappelons que dans le monde une femme meurt toutes les 8 minutes des suites d’interruption de grossesse non médicalisée.

Le 14 janvier dernier plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Paris, vêtus en rouge et jaune pour soutenir le projet espagnol et protester contre l’assouplissement des conditions de l’IVG présenté le lendemain à l’Assemblée Nationale. On pouvait y voir avec le Front National (Bruno Gollnish), Christine Boutin et les opposants au mariage pour tous mais aussi Benigno Blanco, le président du Forum Espagnol de la Famille, plateforme ultraconservatrice qui réunit en Espagne quelque 5000 associations « pro-vida », qui s’est déjà illustrée en rassemblant en 2005 plus d’un million de personnes contre le « mariage gay » et a combattu en 2009 le projet de loi sur l’avortement présenté par l’ancien chef du gouvernement J.L. Zapatero.

La mobilisation contre le projet de loi actuel ne faiblit pas cependant ; partout en Europe, femmes et hommes ont manifesté leur soutien aux femmes espagnoles et en ce symbolique samedi 8 mars, ce sont des dizaines de cortèges réclamant l’abandon du projet qui ont sillonné les rues des grandes villes d’Espagne comme ici à Madrid, en les teintant de violet…

 

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Author: IRIS - Mémoires d'Espagne

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