IRIS Mémoires d'Espagne

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Projection « La voz dormida » film de Benito Zambrano à Utopia Tournefeuille mardi 15 novembre 2016

Merci à l’équipe du cinéma pour leur accueil!

 

Présentation du réalisateur et du film

 Le film « La voz dormida » a été réalisé en 2011 par Benito Zambrano, réalisateur andalou d’une cinquantaine d’années, un homme engagé également, dont on peut citer le long-métrage Solas (1999), qui obtient cinq prix Goya, le pendant de nos Césars, et le prix du public dans la Berlinale. En 2001, il réalise une mini-série pour la télévision espagnole Padre coraje et  en 2005 Habana Blues, son second long-métrage, retenu dans la sélection « pour un certain regard » à Cannes cette année-là.

Benito Zambrano a adapté pour ce film le livre La voz dormida, écrit en 2002 par Dulce Chacón, écrivaine espagnole engagée, à la fois romancière, poète et dramaturge.

Le film a obtenu plusieurs prix Goya dont celui de meilleure révélation féminine pour Maria León qui interprète le personnage de Pepita.

Pepita c’est en fait Pepita Patiño (morte l’année dernière à l’âge de 91ans) dont l’histoire a inspiré la romancière Dulce Chacón pour son livre : cette jeune andalouse de Cordoue part vivre à Madrid à la fin de la guerre d’Espagne pour être près de sa sœur Hortensia enceinte et incarcérée comme beaucoup d’autres femmes et hommes pour leur opposition au régime franquiste.

Il raconte les conditions d’incarcération de ces femmes  dites « rouges », leurs souffrances, leurs angoisses, mais aussi leurs espoirs et leurs résistances  dans ce milieu hostile.

Qu’est-ce qui a poussé le réalisateur Benito Zambrano à adapter ce roman ? A sa lecture, Zambrano a d’emblée été  captivé par sa force dramatique et les images cinématographiques qui en surgissaient.

Sans se faire beaucoup d’illusions, il a appelé l’auteur Dulce Chacón et très vite au téléphone, le courant est passé et ils sont tombés d’accord pour collaborer à cette adaptation.

Le réalisateur raconte que leur première rencontre n’a pu avoir lieu que quelques mois plus tard et à ce moment-là, Dulce Chacón était à l’hôpital pour des examens médicaux. « C’était jour de visite. La femme qui allait mourir ne savait pas qu’elle allait mourir » : ainsi se termine la première page du livre.

Comme vous le devinez peut-être, c’est malheureusement ce qui est arrivé à Dulce Chacón quelques semaines plus tard. C’était en 2003.

Benito Zambrano a senti à ce moment-là qu’il avait une dette envers elle et qu’il fallait qu’il fasse le film pour lui, pour elle. Il le réalisera enfin en 2011.

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