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Siège de la CNT rue de Belfort.

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Le numéro 14 de la rue de l'Étoile accueillait l'Ateneo de Toulouse, dédié à la culture, au savoir, et passerelle en direction des exilés économiques.

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Bâtiment originel de l'hôpital Varsovie ou Varsovia pour les Espagnols, dans la rue éponyme du quartier toulousain de Saint-Cyprien.

Photos Christian Lalanne/IRIS Mémoires d'Espagne

Toulouse : Les lieux de l’exil républicain espagnol 3/3

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Le site de l’association IRIS pour la mémoire historique du camp républicain espagnol

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Troisième et dernière étape des lieux de mémoire de l'exil espagnol: CNT, place Wilson, rue de l'Etoile, Halle aux Grains, hôpital Varsovie…

Le siège de la CNT : 4 rue Belfort

Local depuis 1945 de la direction du Mouvement libertaire espagnol, comprenant la CNT, les jeunesses libertaires (FIJL), SIA (Solidarité internationale antifasciste). Il était également le siège du Secrétariat intercontinental de la CNT. C’était une véritable ruche dans les années soixante et soixante-dix.

La place Wilson
C’était le lieu privilégié de rencontre des exilés espagnols. Par groupes d’affinités, des discussions animées avaient lieu. Combien de fois, Franco est mort, combien de fois ces débatteurs crurent le retour en Espagne proche ! Quand ils avaient épuisé un thème, ils changeaient de groupes.
C’était également le lieu de ventes de journaux de différentes tendances politiques : CNT, Ruta, Mundo Obrero ou Socialista
 
L’Ateneo, au 14 rue de l’Étoile
Sur le modèle des Ateneos espagnols, sorte de maisons de la culture, a été créé en 1959 l’Ateneo de Toulouse, du nom de la déesse de l’intelligence grecque. Le but était d’établir un lien avec l’exil économique espagnol trés présent à cette époque. Conférences et lectures de poèmes étaient proposées et des clubs de cinéma ou de lecture y avaient leur siège.
L’Ateneo avait établi aussi des liens avec l’Université toulousaine de Lettres et Sciences humaines. Ouvert à tous, il était toutefois interdit aux formations se réclamant d’une idéologie totalitaire. Son activité a subsisté jusque dans les années quatre-vingt.

La Halle aux grains, place Dupuy
Pour les exilés, c’était un lieu de rassemblement des meeting politiques comme celui de la dirigeante communiste Dolorès Ibarruri, la Pasionaria, célèbre pour son ¡ No Pasarán !

L’hôpital Varsovie :
Au mois de septembre 1944, dans le quartier Saint-Cyprien, rive gauche de la Garonne, où s'était installée une forte colonie d'espagnols, fut créé par l'Agrupación de guerrilleros FFI l’hôpital Varsovie dans la rue du même nom. 
Hôpital militaire au départ et dirigé par des médecins exilés, son but initial était de soigner les blessés des unités de guérilleros ayant combattu avec la Résistance contre les nazis. Il reçut également les républicains blessés qui avaient tenté de reprendre la guerre contre Franco dans le Val d'Aran en 1944, lors de l’opération avortée Reconquista. Varsovia, comme l’appellent encore les Espagnols, devint par la suite un hôpital accueillant les civils entre autres une population durement touchée par le passage dans les camps et les conditions de vie pendant la guerre.
Aidé par des organisations américaines, l’hôpital a pu maintenir ses activités et les améliorer. Ses médecins seront espagnols jusqu’à leur expulsion à l’étranger durant l’opération Bolero Paprika en 1950, menée contre le PCE. Grâce au professeur Joseph Ducuing, l’hôpital sera sauvé et poursuit son activité. Cet établissement porte désormais son nom. 
Par son histoire, l’hôpital Varsovie demeure un des symboles forts de la communauté espagnole exilée. Il témoigne de l'engagement des républicains espagnols qui, après leur défaite en Espagne face au fascisme européen, ont grandement contribué à la libération de la France et plus particulièrement dans notre région.
 
Casa de España : 85 avenue des Minimes
Ce lieu de réunion des associations espagnoles a comme emblème la sculpture de Joan Jorda sur l’exil. La casa de España se trouvait auparavant dans une belle demeure au 31 rue des Chalets qui appartient à l’État espagnol et abrite aujourd’hui l’Institut Cervantès.
 

Autres lieux :

• Dispensaire de la Croix rouge espagnole au 51 rue Pargaminières. 

 
• Salle du Sénéchal 17 rue Rémusat : tenue de meetings, de conférences (PSOE, CNT)
 
• Casal Catala, 7 rue des Novars (quartier Saint-Cyprien) : Diffusion de la culture catalane dans ces lieux depuis 1952. 

Notre association

IRIS-Mémoires d’Espagne a été créée à TOULOUSE en 1996. IRIS signifiait au départ Itinéraires Recherches Initiatives du Sud. C'est aussi un papillon évoqué dans La Langue des Papillons, le superbe film de José Luis Cuerda (1999). Désormais, l'association travaille, avec d'autres, à la réappropriation de la mémoire historique du camp républicain espagnol et sur les enjeux mémoriels actuels en France et en Espagne.

Liens recommandés

 

• Sur les procès Garzón :

Amnesty International


El Pais

• Chansons de la IIe République et de la Guerre civile par le groupe El Comunero :

El Comunero

 


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